dimanche 26 octobre 2008

A: Abbatiale : les gueules méconnues











Comme dans la vie, certaines gueules ne sont jamais contemplées et admirées !

A: arbitre

A toujours raison, le pape, les chefs et les imbéciles aussi.

A: Aube rouge

Phoebus se réveille sur la Soubestre


Les palombes profitent du jour naissant pour prendre la direction du Béarn

La brume de la vallée du Luy ne se dissipera que plus tard

A mon père (Espagne 1943)

AUBE ROUGE

Aoube rouye ben o plouye

(aube rouge vent ou pluie)

Homme asservi, animal que l’on mène
Tes yeux me font de la peine
Seuls les lâches pleurent
Au fond de leur demeure
A sabbat, carême, ramadan,
S’ajoutent, peuple, ordre, patrie,
Kolkhozes, syndicats, phalanges et phratries

Depuis la mort de ton homme dans la forêt sombre
Veuve, ta maison devient catacombe.
J’ai vu tes enfants,
Ils jouaient entre les chars des tyrans !
Et toi vieux libéral cacochyme
Ton âge t’oblige à plier l’échine.
Sur la cheminée, ton fusil dort.
Ton pays aux mains des tyrans,
Tu attends calmement la mort.
Où sont passées tes libertés d’antan ?

A juifs, polonais, noirs et aztèques
De nos jours s’ajoutent tristement
Chiliens, espagnols, grecs, russes et tchèques.
Liberté, combien as-tu eu d’amants ?

Jeune esclave va voir le vieillard sénile
Prend son fusil et ses conseils,
Cache toi avant qu’ils ne t’exilent.
Le patriarche te dira avant son dernier sommeil :
Les tyrans te donneront du pain et des jeux,
Mais il te manquera la liberté pour être heureux.
Bats toi pour l’enfant sans père,
Pour la veuve et le vieillard qui espèrent.

Bientôt, l’aube sera rouge
Ce sera le signe du peuple qui bouge
Alors, avec son cortège de haine,
La tempête viendra implacable, soudaine.

Saint Sever Cap
20 octobre 1973

A: Automobile

Je me suis toujours posé la question suivante :
Pourquoi les plus belles femmes circulent-elles dans les plus belles automobiles ?

C'est peut-être parce que l'amour est masculin au singulier et féminin au pluriel ?

samedi 25 octobre 2008

B: Boule


LA BOULE DE VERRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Fantaisie monorime

A ma maison « Lanat »

La boule de verre de l’escalier
Vient de chez le verrier
Tout le monde l’a caressée
Elle en sait, personne ne connaît des pensées

La boule de verre de l’escalier
Est verte comme les eaux glacées
Indifférente au vieillard ou à l’écolier
Elle en sait et personne ne connaît ses pensées

La boule de verre de l’escalier
Les parents, les amis, les allemands et les étrangers
L’ont serrée avec leurs mains repliées
Elle en sait et personne ne connaît ses pensées

La boule de verre de l’escalier
Elle m’a parlé, avec elle, je suis lié
Elle m’a conté le passé
Elle en sait et personne ne connaît ses pensées

La boule de verre de l’escalier
Personne ne l’a cassée
Moi, je suis son seul allié
Elle en sait et personne ne connaît ses pensées

La boule de verre de l’escalier
Est muette, si elle cause
Le souvenir de mes anêtres sera démystifié
Elle sait trop de chose,


La boule de verre de l’escalier

Jean-Paul FARBOS
26 mars 1972
Extrait des Mesures Rationnelles


vendredi 24 octobre 2008

C : Chalosse

Pip, Crampot et Magnète posent pour la postérité
Ce qui est sûr les croupions, on les a mangés. On a bien bu, on a beaucoup conté et raconté, on a chanté très fort, on a beaucoup ri et quand on est sorti à 3 heures du matin, on n'avait pas entendu la tempête. Il fallut couper des branches pour ouvrir le chemin de Crampot.
Comme l'aime à le dire Jean Jacques Laborde, l'organisateur de la soirée : ça c'est vivre !

Photo d'origine Yves Dupont, Studio 14 à Saint Sever, scannée sur un dépliant édité par le Syndicat d'Initiatives de Saint Sever

Photo prise comme passager d'une automobile en marche lente pour avoir freiné brutalement


Chapelle privée d'Agès cernée par les chablis et prise d'assaut par la végétation



Pin bleuissant merci monsieur Klaus




Toumbe (grosse sonnaille), heureusement que toutes les bêtes à cornes et les cons n'en possèdent pas, sinon, on ne pourrait plus dormir.



Exercice BA 118 : un mirage 2000 interceptant 2 petits avions de tourisme (un seul visible sur la photo) "suspects" sur les landes d'Agès



Ce n'est pas la Toscane mais...
Là c'est la véritable Haute Chalosse : Légère brume sur l'église de Castelner, la plus haute de Chalosse

De mai à octobre en Chalosse, on peut se nourrir à la belle étoile






Bain des rayons du soleil dans l'eau du lavoir de Saint Vincent



Oeuvre d'art collective : Nature, Klaus et ma tronçonneuse
Utile : Figues ; agréable : ombre





C: Changement


> changement (nom masculin)

Action de changer : le pays avant le 10 mai 1981 à 20 heures et le parti avant la nuit du 21 novembre 2008 à 22 heures.

C : cloches


CLOCHES DE L'ABBATIALE
Etude et description des sonneries dans les années 1950

LES BUTS RECHERCHÉS DE CETTE ETUDE :

- Travail historique
- Vie sociale au XIX et au XX siècle
- Description des sonneries entre les deux guerres mondiales
- Mémoire collective
- Participer au développement de l’art campanaire
- Incitation au sauvetage et à la restauration de l’ensemble campanaire du clocher de l’abbatiale avec remise en service des sonneries décrites ci-dessous. Ce serait beau si la volée n’était « sonnable » qu’à la main, à l’ancienne.


DESCRIPTION DES 5 CLOCHES :
La 6ème a été installée dans le petit campanile de la chapelle d’Augreilh après la seconde guerre mondiale. Elle était déposée depuis la restauration du clocher au milieu des années 1930.

HAUTEUR par rapport au sol : 32 mètres

CLOCHE DITE DE L’HORLOGE : 1742
TON : MI naturel
HAUTEUR : 100 cm
DIAMETRE EN HAUT :60 cm
DIAMETRE EN BAS INTERIEUR 100 cm
DIAMETRE EN BAS EXTERIEUR 120 cm
PARRAIN : Michel de PORTETS
MARRAINE : Marie Marguerite de BASQUIAT de PORTETS
INSCRIPTIONS :Benedicte ORA PRO NOBIS. IHS Maria ait nomen domini benedictum
Verbum caro factum est habitavit in nobis St Pr.
Pax

Lors de la restauration du clocher, 1932 – 1937, elle n’a pas reçu de mouton car elle était consacrée à l’horloge. Elle ne sonne plus en tintement depuis 1990. Elle est donc muette et c’est pourtant la plus grosse et la plus grave.
L’horloge municipale sonne sur la cloche 1 car la municipalité des années 1990 n’a pas souhaité installer un moteur avec marteau pour remplacer le système mécanique antérieur.

CLOCHE N° 1 : 24 JUIN 1816
TON : A l’origine un FA mais de nos jours plus proche du MI naturel
HAUTEUR : 85 cm
DIAMETRE EN HAUT :60 cm
DIAMETRE EN BAS INTERIEUR : 91 cm
DIAMETRE EN BAS EXTERIEUR : 110 cm
PARRAIN : Monsieur le Comte de CARRERE, chevalier de Saint-Louis, Préfet des Landes
MARRAINE : Dame Marguerite Charlotte de BORDA, baronne de Cauna
FONDEURS : Delestan fecit Severonoli die 24 juin 1816, refaite par Delestan fils en 1851, ouvriers Crabos et Lasserre
MAIRE DE SAINT SEVER : de CABANES baron de CAUNA
CURE DE SAINT SEVER : Mr DECES de CAUPENNE François
Sancte Severe ora pro nobis

CLOCHE N° 2 : 1816
TON : SOL naturel
HAUTEUR : 80cm
DIAMETRE EN HAUT :48 cm
DIAMETRE EN BAS INTERIEUR : 80 cm
DIAMETRE EN BAS EXTERIEUR : 100 cm
PARRAIN : Monsieur Simon Joseph Léonard de BASQUIAT, colonel de cavalerie
MARRAINE : Dame Françoise LAFARGUE veuve PUJOS
MAIRE DE SAINT SEVER : de CABANES baron de CAUNA
CURE DE SAINT SEVER : Mr DECES de CAUPENNE François
Sancte Joannes Baptista ora pro nobis
3 fleurs de lys et la lettre L


CLOCHE N° 3 : 1739 ANNO DOMINI 1739 DIE NONA IVNII
TON : LA naturel
HAUTEUR : 70cm
DIAMETRE EN HAUT :45 cm
DIAMETRE EN BAS INTERIEUR : 64cm
DIAMETRE EN BAS EXTERIEUR : 80 cm
PARRAIN : ?
MARRAINE : ?
Sit nomen domini benedictum abbas Franciscum DELAVELLE
Jean CARRALEZ


CLOCHE N° 4 : 1827
TON : SI bémol
HAUTEUR : 65 cm
DIAMETRE EN HAUT :40 cm
DIAMETRE EN BAS INTERIEUR : 60cm
DIAMETRE EN BAS EXTERIEUR : 75 cm
PARRAIN : ?
MARRAINE : ?
MAIRE : Monsieur le Baron de CAUNA, maire de la Ville de Saint-Sever
CURÉ : Monsieur de CÉS CAUPENNE, curé de la Ville de Saint-Sever
FONDEURS : DECHARME ET PERET
DESSINS : une vierge et un christ et des fleurs de lys


DESCRIPTIF DES SONNERIES DANS LES ANNÉES 1950 :

AGONIE : Sonnerie que l’on utilisait au moment de l’agonie d’un malade et surtout quand un prêtre lui donnait l’extrême onction, ainsi lors de la procession au cimetière le jour de Toussaint depuis le départ de l’abbatiale. Jusque tard dans la soirée les sonneurs en haut du clocher se restauraient avec des châtaignes et du vin nouveau. On dit qu’au XIXème siècle, ils sonnaient jusqu’à minuit.

4.1.3.2 et reprise pendant 10 minutes : tintements séparés par 10 secondes
1 sonneur (sonnerie à la main)

ANGELUS : 6 h 30 – 12 h – 18 h 30 l’hiver et 20 h 30 l’été – 1 sonneur – tintement
40 tintements de la 2, 3 x 3 tintements de la 1 et 40 tintements de la 2

AVE MARIA : tintement – 1 sonneur depuis l’électrification ou 2 à 4 sonneurs à la main

CARILLON : baptême à la fin de la cérémonie, mariage demi-heure avant et à la sortie, demi-heure avant des messes importantes comme par exemple le dimanche à 10 h 30 et le vendredi soir à 18 h – tintement répété et rapide pendant 3 à 5 minutes – 1 avec l’aide du tourniquet mécanique installé au milieu du clocher ou 2 sonneurs minimum à la main depuis le bas
1 2 3 4 1 2 3 4 sans cesse, très rapide (tatatantatatan…)
La population rurale avait inventé un chant en gascon pour se moquer des maris trompés : « un maridat dé mey, pas tan qu’aco, un cournar dé mey pas tan qu’aco »

GLAS ENTERREMENT DE 1ère CLASSE : obsèques , messe de huitaine et le 2 novembre
10 minutes avant les obsèques – 2 sonneurs – tintement
1 444 1 333 1 222 1 2 3 4, 3 fois et à la fin 1 et 2 ensemble

GLAS ENTERREMENT 2° ET 3° CLASSE : obsèques et messe de huitaine
10 minutes avant les obsèques – 1 sonneur – tintement
1 333 1 222 1 2 3 3 fois et à la fin 1 et 2 ensemble
Sur ce glas, on avait créé un chant : « corps mort va-t-en, la terre t’attend »

QUART D’HEURE : Sonné un quart d’heure avant une messe – tintement – 1 sonneur
- messe ordinaire 40 tintements de la 2
- messe importante 40 tintements de la 1

TOCSIN : La cloche de la mairie pouvait être renforcée par le balancement de la 4, comme par exemple lors des 2 déclarations de guerre. Feu la sirène ne datait que de la fin des années 1940.

VOLÉE : balancement des 4 cloches – 4 sonneurs ou 3 si un « coustaud » fait sonner la 3 avec sa main droite et le 4 avec sa main gauche.
La volée était sonnée (liste non exhaustive) pour le feu de la Saint-Jean et de Nadau, le premier de l’an à 6 h 30, le Jeudi Saint, pendant le Gloria de la messe du samedi soir de Pâques, lors des armistices et des victoires, après l’angélus du soir la veille des grandes fêtes religieuses, à 10 h 30 avant la grand messe des grandes fêtes, pour les 2 processions de la Fête Dieu, pour la sortie et le retour dans l’abbatiale et au départ de chaque reposoir, élection du pape…

C : connerie

CONNERIE :
La connerie est à l'homme (et à la femme) ce que l'infini est à la mathématique.

C: Coupo santo ou l'hymne occitan

COUPO SANTO
Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan ;
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.
Refrain :
Coupo SantoE versanto
Vuejo à plen bordVuejo abord
Lis estrambordE l'enavans di fort !

D'un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.

D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësio
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l'ambrousìo
Que tremudo l'ome en diéu.

Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !

Provençaux, voici la Coupe
Qui nous vient des Catalans :
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru.
Refrain
Coupe Sainte
Et débordante,
Verse à pleins bords,
Verse à flots
Les enthousiasmes
Et l'énergie des forts !

D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si les Félibres tombent,
Tombera notre nation.

D'une race qui regerme
Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.

Verse-nous les espérances
Et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l'an qui vient.

Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.

Verse-nous la Poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c'est elle l'ambroisie
Qui transforme l'homme en dieu.

Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices,
Catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble communions !

Mes hymnes occitan et européen n'ont pas de paroles guerrières, ni de sang impur qui abreuve nos sillons !

jeudi 23 octobre 2008

D: Dick et compagnie

Dick aime le ragondin au menu
Dans les verts pâturages, tu es mon berger o ! seigneur, comme le dit le cantique.
Dick entend dans le lointain, la cloche de Castelner annonçant la messe de la fête patronale.

Ce n'est pas le cochon qui dans le maïs mais le Dick. Si mon Lumix DMC TZ7 avait été un calibre 14, je mangeais une poule faisanne Carougne (poule à plumes)

Douce lumière du premier soir d'automne juste avant la poursuite de l'indien (chevreuil) par la cavalerie yankee (Dick). Je ne verrai rien, mais j'entendrai les sons (aboiements) decrescendo du cor le soir au fond des bois... Avant le retour, langue pendante et indien en fuite...

Regard sanguinaire
Quand je suis né, on m'a appelé Goya, comme le grand espagnol qui peignit son pays en sang. Hélas, peu de temps après, on me les a coupées et j'ai grossi comme un boeuf des prairies du Luy. Maintenant, on me surnomme Groya.
Je m'en fous car je chasse quand je veux. Je ne connais, ni Bougrin Dubourg, ni Bardot, ni Nihous, ni le permis, ni la carte de la société, ni l'ouverture, ni les battues, ni les pandores, ni les gardes, ni les gens de Bruxelles.
Et quand, il y a les repas organisés par les chasseurs, je fais les poubelles
Je suis le Groya la terreur des lapereaux, des oisillons, des mulots, des souris et de tout ce qui bouge à condition que Dick me les laisse.







Que les chevreuils, lapins et faisans de la petite Sibérie (sud du canton d'Hagetmau et est du canton d'Amou) se planquent, Dick est en forme pour le 13 septembre.

mercredi 22 octobre 2008

E: Erotiques les gens du Moyen Age

Saint-Sever - Abbatiale - 1ère absidiole sud - modillon - âne bien membré
Saint Sever - Abbatiale - 1 absidiole nord -modillon le stupre

Artaïz Navarra - Erection (photo d'une diapositive)


Cahors Cathédrale Portail nord - Coup bas dans le dos




Saint Sever - Jacobins - Eglise : jambes en l'air





Saint Sever - Jacobins - Eglise : croupe



Moirax 47 - Eglise - Modillon : Erection





Aubiac 47, Eglise, Chevet, Modillon : Erection

mardi 21 octobre 2008

F

lundi 20 octobre 2008

G : Guerre(s) civile(s) européennes

Les français avaient les tranchées à gauche 120 mètres plus bas que les allemands à droite soit le double de la différence entre Péré et Morlanne. La pente raide était truffée de cavernes dans le calcaire de cette serre de 30 kilomètres de long sise entre l'Aisne au sud et l'Ailette au nord
Cet homme fut un boucher

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Georges_Nivelle

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Chemin_des_Dames



Cimetière allemand du Fort de la Malmaison


Monument dit des basques à la mémoire de la 36ème division d'infanterie qui fut décimée.

Liste des régiments et des départements



Avec les dates, on devine facilement où furent massacrés les enfants de Saint Sever
Photos du monument aux morts de l'abbatiale

Pourquoi les enfants de Saint Sever se sont-ils faits massacrer si loin de leur terre alors que nous sommes tous européens ?
Photos prises par YP F sur le Chemin des Dames le vendredi 23 octobre 2009

dimanche 19 octobre 2008

H : haine

La haine
J'ai erré comme un chien autour de ta demeure,
Comme ces chiens cruels, faméliques et sournois,
Dont les côtes se comptent et qui vont de guingois
Hurlant tous à la mort sur le coup de douze heures.
J'ai rodé comme chien autour de ta demeure.
N'as tu pas senti mon souffle qui sous la porte
Sifflait, tel un vent de feu sur ton corps vénal ?
N'as tu pas entendu tout le bruit infernal
Que mes ongles faisaient fouissant la chose morte ?
Hélas, tu restais sourde, impavide et sereine,
Sur ta couche impudique où l'autre se vautrait
De douleur infinie mon âme se mourait
Et de mon coeur saignant jaillit toute la haine !
Hélas ! tu restas sourde, impavide et sereine.
C'est ainsi que meurtri, brisé par tous ces coups,
Je m'enfuis par les monts me battre avec les loups.
Pierre Émile FARBOS
25 mars 1902 - 10 décembre 1954
En ce 54ème anniversaire de la mort de mon père, je dois préciser que les loups sont les mêmes que ceux qui sont entrés dans Paris et que les monts se nomment Pyrénées.

samedi 18 octobre 2008

I

vendredi 17 octobre 2008

J

jeudi 16 octobre 2008

K

mercredi 15 octobre 2008

L: Lamarque

LAMARQUE Jean Maximien
Comte d’empire


22 juillet 1770 Naissance à Saint-Sever
fils de Pierre Joseph, procureur du roi, et de Marie Ursule Dufau

Années 1780 Etudes au Collège des Jacobins dont un de ses oncles était prieur

Mars 1790 Départ pour Paris

3 avril 1793 Engagé volontaire
Lieutenant au 4ème Bataillon des Landes

13 mai 1793 Capitaine de grenadiers dans l’armée des Pyrénées Occidentales

24 juillet 1794 Il prend Fontarabie

21 thermidor An 2 Chef de bataillon

3 mai 1800 Bataille d’Engen

5 juin 1800 Bataille de Moesskirch

19 juin 1800 Bataille d’Hochstoed

3 décembre 1800 Batailled’Hohenlinden

Février 1801 Général de brigade sur proposition du général Moreau

2 décembre 1805 Bataille d’Austerlitz, commandant de brigade au 7ème corps du maréchal Augereau

Juin 1806 Siège de Gaëte

6 décembre 1807 Nommé chef d’état major du roi de Naples avec rang de général de division

18 décembre 1808 Prise de l’île de Capri dont la garnison anglaise était com­mandée par Hudson Lowe, futur geôlier de Napoléon à Ste Hélène

1809 Prise de Leybach

6 juillet 1809 Bataille de Wagram

1810 Construction de son hôtel particulier rue Lamarque

8 février 1812 Il remporta la bataille d’Altafouilla

1ère Restauration Ralliement aux bourbons

Mai-juin 1815 Pacification de la Vendée

27 juin 1815 Il signe la paix de Cholet, puis exilé par Louis XVIII, il part en Belgique qu’il obligeait de quitter pour la Hollande

20 octobre 1818 Il rentre de Hollande en France
1825 Mémoire sur la construction d’un canal latéral à l’Adour

8 juillet 1827 Il entre à la Société d’Agriculture des Landes

23 décembre 1828 Elu député de Mont de Marsan

30 juin 1830 Retraité

23 juillet 1830 Réélu député

21 août 1830 Grand Croix de la Légion d’Honneur

1er juin 1832 Décède à Paris du choléra

5 et 6 juin 1832 Emeutes du cloître Saint Merri qui servirent à Victor Hugo pour écrire les Misérables (épisode de Gavroche sur les barricades)

1838 Erection sur la place de Verdun de la colonne au député Lamarque

1894 et 1955 Erection de la statue sur l’esplanade de Morlanne

L : Léon Dufour


Léon DUFOUR Dit LEON-DUFOUR
Entomologiste émérite de renommée mondiale
10 avril 1780 : naissance à Saint-Sever
école primaire chez les bénédictins
études secondaires à l’Ecole Centrale (Jacobins)
1796 à 1799 : plusieurs ascensions dans les Pyrénées en compagnie de Ramond de Carbonnières
1799 : à Paris, il suit les cours de l’Ecole de santé puis est externe à la Salpetrière

1806 : thèse de médecine, rencontre Cuvier et Pierre André Latreille
à qui, il doit sa vocation d’entomologiste
1808 : médecin à l’état major du maréchal Moncey, en Espagne
2 mai 1808 : insurrection du Dos de Mayo
22 juillet 1808 : bataille de Baylen
23 novembre 1808 : bataille de Tudela
28 juillet 1811 : siège de Tarragone
1814 : après la retraite d’Espagne, il rentre à Saint-Sever pour exercer la médecine pendant près de 50 ans
1830 : membre correspondant de l’Institut.
Il écrit beaucoup de lettres, près de 300 articles et son livre « Souvenirs d’un savant français ». Il a alors pour les insectes une vraie passion.
Il fut l’inspirateur de Fabre.
Botaniste et météorologue
1860 : obtient pour la 4ème fois le prix Cuvier
18 avril 1865 décès à Saint-Sever

mardi 14 octobre 2008

M : maison


LA MAYSOUN BIELHE
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L’abbé Jean Marcellin BARROS est né à Urgons en Tursan, le 28 août 1850, son père Jean est métayer à Tirle et sa mère s’appelle Marie POUBLAN.
En 1874, il est nommé professeur au Petit Séminaire d’Aire en Tursan. Le 11 juin 1876, c’est l’ordination.
De décembre 1882 à octobre 1885, il assure la cure de Lévignacq des Landes. Il possède une très mauvaise vue ; il finira ses jours aveugles. De ce fait, il devient précepteur de riches familles gasconnes :
1887, il est à Lamothe
Vers 1890, à Gaujacq au château
En 1908, il se retire dans sa famille. Il publier alors plusieurs poésies dans RECLAMS DE BIARN E GASCOUGNE.
Il meurt aveugle le 4 novembre 1928.

La MAYSOUN BIELHE est inspirée de la Maysoun Blanque de Bertrand Isidore SALLES mais l’histoire est encore plus belle par le côté affectif de la démolition.

Idiome : gascon du Tursan

PLAN DE LA POESIE :
1° description de l’état pitoyable de la maison
2° souvenirs et moments importants de son enfance dans la maison
3° la « mort de la maison » et la construction de la neuve
4° courte conclusion

LA MAYSOUN BIELHE

Qu’ère bielhote la maysoéte,
Toute crouchide per lous ans,
E sustienude, la praubéte,
Cade coustat per quoate estans.

Qu’abè dus ales desparières,
Dat ù teulat gris e boussut ;
Bielhes maysoûs, granes goutères…
Nat arrepoè mielhe escasut.

Quoan arrauyèben las bourrades
tès e toupis aus degoutès,
Qu’en calè courre galoupades
Ent’estussa touts lous soulès !

Plaques e macs a las murralhes,
Bréques e pics aus frinestots,
E dens lou haut, de granes halhes
Qui oubriben laryemén lous pots.

Deça, dela, courrèn las yèyres
Capbat las oumpres dou canè
E dat la mousse, enter las pèyres,
L’espariatèle que penè.

E pr’ou dehén, crampes escures
Doun lou carrèu, hénut, usat,
En hasè bèse cén figures
Qui-é nat pintre n’auré pensat.

Bielhe maysoû, la mègne aymade !
Aqui basoun, mourin lous méys,
Qu’y partadyèn bère temsade
Mesclagne de maus e de béys.

You qu’y besouy la luts prumère
Que la besouy, praube, en plouran ;
En queste terre de misère,
Arrits après e plous aban.

Tout petit, a la flou de l’àdye,
Aqui besouy mouri lou pay,
Puch, au sourti d’esta maynàtye,
Aqui ploura la praube may.

Bielhe maysoû, la mégne aymade !
Arré de bielh ne pot dura.
Un triste your d’ue triste anade
La maysoète que s’eslurra.

Deban las rouynes amassades,
Deban aquet loc dé doulou,
Que plourém las causes passades,
E lou mey co que se-m henou.

A bint pas, calou ha bastisse
E despessa so d’ayassat
Ent’acabi lou sacrifice
De l’oustau qui abi tan aymat.

Que pouyèn à la maysoû nabe
E bielhe pèyre e bielh calhau ;
Dempuch lou soum dinca la cabe,
Tout que lusech coum so nau.

Mé l’aute bielhe que-m hè reyte,
E lou soun dou en-m pot passa ;
Soubén, a la sou place boèyte
Que bau sieta-m enta pensa.

Jean Marcellin BARROS

Reclams 1912 p. 58 et 1929 p. 76.

° ° °

Traduction approximative pour versification française par YP F

LA VIEILLE MAISON
---------------------------

Elle était vieillotte la maisonnette,
Toute tordue par les années
Et soutenue la pauvrette,
Chaque côté par quatre étais.

Elle avait deux ailes entières
Avec un toit gris et vieux,
Vieilles maisons, grandes gouttières
Aucun proverbe ne lui sied mieux.

Quand les bourrasques s’enrageaient,
Ecuelles et grands pots sous les gouttières,
Il fallait se battre comme des naufragés
Pour écoper des heures entières.

Plaques et meurtrissures sur les murailles,
Aux petites fenêtres, brèches et entailles
Et dans les hauts de grandes lézardes
Ouvraient largement leurs lèvres blafardes.

Ici et là courrait le lierre
Dans les ombres des caniveaux
Et avec la mousse entre les pierres,
La végétation pendait des soliveaux.

Et à l’intérieur dans les chambres obscures
Sur les carreaux, fendus usés
Apparaissent cent figures
Qu’aucun peintre n’aurait pensé.

Vieille maison que j’aime tant
Ici, les miens naquirent et moururent
Avec de belles périodes qui furent
Mélangées de mauvais et bon temps.

Moi, j’y vis la première lumière,
Je la vis, pauvre en pleurant,
Dans cette terre de misère,
Sourires après et pleurs avant.

Tout petit à la fleur de l’âge,
Là, je vis mourir le père.
Puis, en tournant une page,
Là, je pleurai la pauvre mère.

Vieille maison que j’aime tant
Rien de vieux ne peut durer
Un triste jour, d’un mauvais an,
La maisonnette se mit à glisser.

Devant les ruines rassemblées,
Devant ce lieu de douleur,
Nous pleurâmes les choses passées
Et mon cœur se fendit de malheur.

A vingt pas, il fallut reconstruire
Et araser ce qui était empilé,
Pour achever le sacrifice et détruire
Les restes de la demeure que j’avais tant aimé

On monta à la maison moderne
Et vieilles pierres et cailloux veufs.
Depuis la cave jusqu’à la lanterne
Tout luit comme du neuf

Mais, l’autre vieille me manque
Et son deuil ne peut passer.
A sa place vide, en manque,
Souvent, je vais m’asseoir pour penser !

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LE "MAYSOUN BLANQUE"
de Bertrand Isidore Salles


C’est une des plus belles poésies gasconnes écrite par l’un des plus grands poètes gascons connus.

Isidore est né le 13 février 1821 à Sainte Marie de Gosse dans la « Maysoun Blanque », la maison Sabaté.
Il est le dernier enfant de Louis Salles, chirurgien et de Marie Hountebeyrie. La mère meurt très vite après sa naissance. Isidore est alors confié à la vieille servante Yanette qui ne parle que gascon.
Etudes au Collège d’Aire
En 1837, il est à Bayonne.
En 1840, il part pour Paris où il fait la connaissance de Victor Hugo, de Lamartine et de Sainte-Beuve.
En 1848, il est nommé sous-préfet de Dax.
En 1849, il devient secrétaire d’Achille Fould puis sous-préfet de Bar sur Aube, ensuite préfet de la Creuse, des Pyrénées Orientales et enfin du Haut Rhin en 1870. Il est à Colmar quand les prussiens arrivent.
Vers 1880, retour aux sources : le gascon.
Il revient au pays mais la maison blanche est vendue.
Il meurt en 1900 à Paris.

Un jour, son ami gascon Félix Labrouche lui dit qu’il rentre au pays pour prendre sa retraite. Isidore lui envoie comme réponse la poésie : « le Maysoun Blanque » qui comprend :

- Une introduction réponse
- Une première partie où il décrit la maison de son enfance avec une grande tendresse et la vie familiale.
- Dans la deuxième partie, il raconte la vente de la maison et son retour, un triste soir, devant la porte devenue étrangère.
- La troisième partie est la plus émouvante et la plus belle. Il demande à Félix d’aller faire un geste symbolique : couper une branche pour définitivement rompre avec le passé.
- Puis c’est l’émouvante conclusion.

On atteint ici le sommet de l’art poétique en langue d’oc. On n’a plus ensuite envie de traiter cette langue… de patois.

Idiome : gascon nègue du pays d’Orthe

LE MAYSOUN BLANQUE
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A Félix LABROUCHE

Amic, qu t’en bas au pèis !
Bet temps passat que ne l’ey bis !
Douman, en route,
Dap tu qu’y bourri bien ana !
Mes ço qui-m’ retin d’y tourna,
Bos sabe, escoute !

I

Lou Poun de Lanne trubessat
E lou Cahurt un cop passat,
A gauche, estanque :
Sus un tuc, prés de Guilhemin
Que beyras, au bort dou camin,
U’ maysoun blanque !

Pignoun puntut e teyt teulat
Sus u’ façade chens esclat
De nade sorte
Un petit casau bien oubrat
E cauques pes de cassourat
Deban le porte !

Mes dequet tuc, dap lou sourelh
Qui ne l’a bis lou cop de oelh
Ne pot pas sabe :
Guiche, Lanne, Sen Loun, Belus
E dous prats berts, bets ribans blus
L’Adou, lou Gabe !

Dous grans chens embia lous beys,
Aqui bibén, urous com reys,
Brabe familhe,
Un pay, mé balen que nat pay,
U’may, melhe que nade may,
Dus hilhs, ue hilhe !

Lachan l’escole per lou bos,
Lous hils qu’aben lou diable au cos ;
Le so, l’aynade,
Que biné dou péis doun bin
L’anyou dou céu e s’en soubin !
Sente maynade !

Despuch tustem en la maysoun
Mitat daune, com de resoun,
U’bielhe gouye
Aus dus petits mourens de pou
Countabe habe e lou-garou,
Lous yours de plouye !

Touts que l’aymaben à l’oustau,
Com aymaben lou bielh chibau
E le bretoune
Qui balhade de tan boun let
E lou bet can, binut d’Anglet,
Noumat Bayoune !

Touts lous dimenyes, sus lou pic
De miyour, biné cauque amic
Minya le daube
E qu’ère aban tout dap pietat,
Tustem boutade de coustat
Le part dou praube !

Lou sou cadut, touts à yenous !
Le may que pregabe tout dous,
Dap u’ fé bibe…
Lous maynatyes que respounén,
E le gouye, en disen amen,
Que s’adroumibe !

II

Mes le hauts dou tems rigourous
Seguech beléu de l’atye urous
Le prounte hoeyte !
Douman lous auts e oey lous uns !
Amics partits, parens defuns
E case boeyte !

Ets que repausen au segrat !
Biu, un tout sou qu’es damourat
Mès que s’apreste…
Qu’a lou co debat lou gazoun
E qu’ bis le praube maysoun
Chanya de mèste !
Un triste sé, qu’ère arrestat
Deban le porte oun lou passat
Tustem rayoune…
En hargnan un can qu’es sourtit…
E tu tabey, qu’es doun partit,
Praube Bayoune !

III

De tout aco que-t’ soubiras
Penden lou biatye è, quen beyras
Le maysoun blanque,
Dou cassourat ou dous lambrots
Oun cantaben lous carnirots
Coupe-m’ u’ branque !

Qu’abiseras per lou pourtau,
Si les arroses dou casau
Soun tustem bères.
E, les flous de l’acacia.
Plantat là bas, - bet tems y a !
Tustem nabères !
E sustout salude en pregan,
A le ferneste dou mitan,
Dessus le porte,
Le crampe aus cabirouns touts nuds,
Oun lous maynatyes soun baduts
E, le may morte !

Amic, que t’en bas au péis !
Praube péis ! ne l’ey pas bis
qu’a bére pause !
Dap tu qu’y bourri bien ana !
Ço qui-m’ hey péne d’y tourna,
Qu’en sabs le cause !

Bertrand Isidore SALLES

TRADUCTION
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LA MAISON BLANCHE

Ami, tu t’en vas au pays.
Il y a bien longtemps que je ne l’ai vu le pays !
Demain, en route,
Avec toi, je voudrai bien partir !
Mais ce qui me retient d’y revenir
Tu veux le savoir, écoute :

I

Le pont de Port de Lanne traversé
Et le Cahurt, une fois passé,
A gauche, fais une pause franche !
Sur une colline, près de Guillemin,
Tu verras au bord du chemin,
Une maison blanche.

Pignons pointus et toitures en tuile,
Devant une façade, pas peinte à l’huile,
Sans éclat d’aucune sorte,
Un petit jardin bien travaillé
Et quelques pieds de chêne taillés
Devant la porte

Mais de cette colline, avec le soleil
Qui n’a pas vu le coup d’œil
Ne peut pas imaginé en étrave,
Guiche, Port de Lanne, St Lon, Bélus
Et des prés verts, au pied du tumulus
L’Adour, le Gave.

Des grands, sans envier les anciens,
Ici, vivaient heureux et bien,
Une brave famille :
Un père, plus vaillant qu’aucun autre père,
Une mère, meilleure qu’aucune mère,
Deux fils, une fille.

Les fils, laissant l’école pour les bois,
Ils avaient le diable au corps les deux à la fois.
La sœur, l’aînée,
Elle venait du pays d’où vient
L’ange du ciel et je me souviens
Sainte, elle était née.

Depuis toujours dans la maison,
Moitié maîtresse comme de raison,
Une vieille fille
Devant laquelle les deux petits mourraient de peur
Quand elle contait, fées, loups garous et malheurs,
Les jours de pluie en famille.

Tous l’aimaient au logis familial,
Comme on aimait le vieux cheval
Et la vache bretonne
Qui donnait du si bon lait
Et le beau chien venu d’Anglet
Nommé Bayonne.

Tous les dimanches, sur le coup de midi,
Il venait, souvent, quelqu’ami
Manger la daube, bien mitonnée
Et c’était avant tout avec piété
Qu’était mise de côté,
La part du mendiant vanné.

Le soleil couché, à genoux,
La mère priait au milieu de tous
Avec une foi vive,
Les enfants répondaient
Et la vieille fille, amen, elle disait
Puis, elle s’endormait plaintive.
I I

Mais, l’époque des temps rigoureux
A remplacé l’âge heureux,
Dans une prompte course rapide.
Demain, les autres et aujourd’hui les uns
Amis partis, parents défunts
Et la maison vide.

Eux, ils reposent dans le cimetière hanté.
Vivant, un tout seul est resté,
Mais il est prêt à disparaître.
Il a le cœur sous le gazon
Et il a vu la pauvre maison
Changer de maître.
Un triste soir, il s’était arrêté,
Devant la porte où le passé
Toujours rayonne.
Avec hargne un chien est sorti
Et toi, aussi, tu es donc parti
Pauvre Bayonne.

I I I

De tout cela, tu te souviendras
Pendant le voyage et quand tu verras
La maison blanche,
Les lambrusques et la chênaie
Où chantaient les chardonnerets,
Coupe-moi une branche !

Tu regarderas à travers le portail, enfin,
Si les roses du jardin
Sont toujours belles
Et les fleurs de l’acacia
Planté là bas, longtemps, il y a
Toujours nouvelles !

Et surtout, salut en priant Dieu,
Vers la fenêtre du milieu.
Au dessus de la porte,
La chambre aux chevrons tout dénudés,
Où les enfants sont nés
Et la mère… morte !

Ami, tu t’en vas au pays,
Je ne l’ai pas vu, le pauvre « païs »
Cela fait une belle pause !
Avec toi, je voudrai bien aller
Mais ce qui me fait peine d’y retourner,
Tu en connais la cause !

Bertrand Isidore SALLES

Traduction approximative pour versification française
Jeanne SAINT ANDRE +
Jean-Paul FARBOS

M : Mont de Marsan

- Roquefort sans l'anticlinal avec un peu plus d'eau dans les petites rivières
- Fond de vallées se prenant pour un mont
- Future sous-préfecture de Bordeaux ou de Pau

lundi 13 octobre 2008

N : Napoléon III

Cazalis (Gironde) : Douc de Pillot hauteur de la dune 20 mètres et la plus haute 25.

Napoléon III ne connaissait rien à la géographie de la Gascogne ! Il a planté des pins maritimes là, où le vent :
- a construit les dunes * du Douc de Pillat et de Mourissat à Cazalis Gironde (près de Captieux)
- a façonné avec l'aide de la pluie, les vallées dissymétriques de la Gascogne du Gers (versant ouest en pente douce et versant est en pente raide). Il a fallu que cela souffle non ?

Eole n'est pas mort, il revient !!

France Télécom avec ou sans lignes souterraines, ERDF avec ou sans district de proximité, RTE avec ou sans pylônes renforcés et élus haineux avec ou sans carte à épines , vous n'y pourrez rien. Si Eole le veut la lande redeviendra... chauve et humide.

Et un jour, en plus, il y aura les tremblements de terre comme celui du 27 mars 1372. Des tremblements de terre qui ont monté, il y a des millions d'années, les Pyrénées à 6000 mètres.

Moi, Gascon de Chalosse aux chênes ébranlés, comme le faisaient mes ancêtres, je vous regarde Lanusquets du haut de mon balcon de Morlanne, vous ressemblez à d'émirs du Golfe à la fin de l'ère pétrolière.

* Dune : grand "pâté" de sable construit sur la plage par le vent. Exemple, la dune du Pyla 100 mètres de haut. Il y a 10000 ans, elle n'existait pas. Il a fallu que cela souffle plusieurs fois à plus de 150 km/h.

dimanche 12 octobre 2008

O

samedi 11 octobre 2008

P

vendredi 10 octobre 2008

Q

jeudi 9 octobre 2008

R : Rues (les) et les places du Cap de Gascogne

Etude sur les rues de Saint Sever Cap de Gascogne.

LAFAYETTE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_du_Motier_de_La_Fayette
Urbanisation : partie haute 12ème siècle, partie basse 14ème et fin 18ème
Ancien nom : Mauléon , mau mauvais en gascon
Alignée et modifiée fin 18ème
Rebaptisée au début du 19ème siècle
Principale rue commerçante
Orientation : nord sud
Dénivelé 10 mètres environ
Principal axe reliant l'oppidum barré de Morlanne à l'abbaye bénédictine et à la place principale

TOUR DU SOL : Place du Tour du Sol ou Tour dou Sou en gascon
Tour du Soleil : le matin, le soleil se lève derrière l'abbatiale et il en fait le tour dans la journée pour se coucher derrière les hôtels particuliers situés à l'ouest de la place.
Urbanisation : 11ème siècle dès la construction de l'abbaye
A toujours connu le même nom
Si les bâtiments conventuels de l'abbaye situés à l'est de la place datent du 17ème siècle, les autres immeubles qui entourent la place ont été construits au 18ème siècle. Seule la maison à arcades située entre la rue du Touron et la rue Lafayette semble antérieure. On peut penser que les travaux du 18ème proviennent de la prospérité de la noblesse et de la bourgeoisie locale.
Cette place qui est le coeur historique, commercial et de la vie de la cité possède une forme qui rappelle un trapèze rectangle.
Depuis la moitié du 19ème siècle et jusqu'en 1926, l'hôtel de Toulouzette accueillait la sous-préfecture.

mercredi 8 octobre 2008

S : sexe

SEXE : Quand il s'occupe de sexe, l'homme assure sa pérennité et le clergé catholique, sa disparition.

S : Sibérie (Petite)

Je suis née au crépuscule sur le Moulin à Vent de Mant et je vais m'élever en Soubestre
Quieto

Isba de moujik proprio que le petit père des peuples aurait fait soigner dans un asile psychiatrique


Forêt de 15 hectares du fond de la vallée du Luy de France protégée par une colline au Sud Ouest. Les tempêtes me font seulement tomber mes cheveux morts et me frisent mes frondaisons



Humains absents




A l'oumbreto...





3,141 592 653 589 793 238 462 ... Maillots rouge






Maillots blanc et noir


Regardent vers le ciel...



Huis
Chemin de terre



Isba


Ce n'est pas un lac glaciaire



Les chemins médiévaux
Chemin creux à Poudenx
°°°°°
A la fin du XIXème et au début du XXème siècle, les communes de l'est du canton d'Amou (Beyries, Bassercles, Argelos), du sud du canton d'Hagetmau ( Poudenx, Castelner, Peyre, Monget), de l'ouest du canton d'Arzacq (Arget, Piets, Montagut) et du nord du canton d'Arthez de Béarn (Saint Médard, Labeyrie) possédaient peu de voies carrossables. Les chemins départementaux actuels n'étaient pas encore aménagés et en Chalosse, on appelait cette zone difficilement accessible

LA PETITE SIBERIE
Régulièrement je vous donnerai de belles photos de ce superbe petit pays, toujours à l'écart des grands axes.

mardi 7 octobre 2008

T: Treize

XIII

Quand sur FANJEAUX, la Fanumjovis romaine
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
L’écrit aux parfaits résista à l’ordalie,
La culture sudiste connut l’hallali.

Quand de la butte MONTSEGUR, l’inhumaine,
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Les hérétiques sur le bûcher s’étouffaient
Pour ma langue aimée, ce fut l’autodafé.

Quand le lac de PUIVERT courut vers la plaine
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Ce fut la fin des beaux chants des troubadours
Et le mort du langage des cavalcadours

Quand l’abbé d’ALET contemplait son domaine
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Dans son abbaye, il ne pouvait pas songer
Aux ruines futures de son pays submergé.

Quand dans GALAMUS, l’astre meurt sur la chaîne
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
La lumière danse la grande sardane
Alors, dans le blanc ravin l’ermite se damne.

Quand PEYREPERTUSE, cité surhumaine,
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Ouvrit lâchement ses portes à vertige
La civilisation d’Oc devient vestige.

Quand en vacances, le quidam se promène
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Tras los montes, il court en quête de Phoebus
Mais pourquoi, t’oublie t on sublime QUERIBUS.

Quand vers THERMES, je vis du col qui y mène
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Au soleil avivées pierres enchevêtrées
Garrigue embaumée et peuple maltraité.

Quand CARCAS sonna, après cinq ans de haine
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Les vins des Corbières, au pays de cocagne
Enivrèrent les gens d’Oc et ceux d’Espagne .

Quand sur les bords du Briant, les croisés du Maine
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Détruisirent l’accès au puits Saint Rustique
Dans MINERVE, close, soif et fin dramatique.

Quand du belvédère, vaste vue soudaine,
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Sublime CABARET, des tours sauvagines
Par mes amours mortes, j’aime TOUR REGINE.

Quand Lacordaire, tête dominicaine
Sur la fin d’un hiver, un soir de semaine,
Arriva à SOREZE, les idées de l’Avenir
Allaient diriger le renouveau à venir.

Puis, las nous ramenions en notre domaine
Sur la fin d’un été, un soir de semaine,
De ce pays à la langue chue par l’outrage
Un écrin de souvenirs, profonds…sauvages.



Yan Pau FARBOS
22 décembre 1985
Aux membres du GRASS qui voyagèrent, en septembre 1985, dans ce pays à la langue chue par l’outrage.